LES HOTELS DES FOURMIS

Si une créature en aide une autre, et prépare un environnement confortable qui convient à ses besoins, on ne peut certainement pas affirmer qu'elle s'est produite par hasard. Une conformité univoque entre des créatures qui n'ont pas de conscience, et les actes qu'elles accomplissent au bénéfice de l'autre, fournissent des preuves pour la création délibérée de ces êtres. Les créatures vivant ensemble ont été créées avec les caractéristiques qui bénéficient aux unes et aux autres par l'action d'un seul Créateur, c'est-à-dire Dieu. On peut donner certaines plantes et certaines fourmis comme exemples typiques de ce type de bénéfice mutuel entre créatures.

Il existe chez certaines plantes des trous profonds appelés "domaties" en termes biologiques (cf. la petite photo). La seule fonction de ces trous est de servir d'abri pour les colonies de fourmis. Chez ces plantes se trouvent des ouvertures ou de petites fenêtres de tissu qui permettent aux fourmis d'entrer et de sortir facilement de la plante. Dans ces chambres, il y a de la nourriture produite par la plante qui n'a pas d'autre fonction connue que de nourrir les fourmis. Cette nourriture n'a apparemment pas d'utilisation réelle pour la plante.1 En bref, les domaties sont des structures très spéciales qui ont été créées pour la survie des fourmis. L'équilibre en chaleur et en humidité en fait un environnement idéal pour les fourmis. Dans ces endroits attentionnés préparés pour les fourmis, les fourmis y sont aussi confortablement installées que des gens dans des hôtels de luxe.

On peut donner un autre exemple, les fourmis Philidris, qui sont un type d'espèce de fourmis, et sa plante hôte la Dischidia major. Celles-ci réalisent une "production chimique" collective au cours de leurs vies. La plante en question n'a pas de racines pénétrant le sol, elle s'appuie donc sur d'autres plantes en les enveloppant. La plante utilise une méthode très intéressante pour augmenter son acquisition de carbone et d'azote. Les fourmis ont une zone dans ces plantes, appelée "feuille des fourmis", où elles nourrissent leur progéniture et stockent les restes organiques (fourmis mortes, morceaux d'autres insectes, etc.). La plante utilise ces résidus comme source d'azote. De plus, la surface interne de ces zones absorbe le dioxyde de carbone rejeté par les fourmis, et au cours du processus diminue la déshydratation via les pores.2 Empêcher la déshydratation est très important pour ces plantes à fourmis qui poussent sous des climats tropicaux, car elles n'ont pas de racines et ne peuvent atteindre l'eau dans le sol. Ainsi, les fourmis fournissent deux besoins importants pour ces plantes et échange de l'abri qui leur est fourni.

Il n'est pas possible d'affirmer que les structures de ces deux exemples aient pu se former par hasard. Les plantes n'ont pas pu produire la nourriture et les formes adaptées aux fourmis par hasard. La coopération entre les fourmis et les plantes est une preuve de plus pour l'équilibre merveilleux que Dieu, le seul Créateur, a créé sur Terre.

1- Bert Hölldobler-Edward O.Wilson, The Ants, Harvard University Press, 1990, pp. 534-535
2- Geo Magazine, October 1995, p. 186


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