Al-Biruni était un scientifique musulman
du 11ème siècle. Il savait que la terre tournait autour de son
propre axe 600 ans avant Galilée, et il détermina la circonférence
de la terre 700 ans avant Newton.
Les matérialistes, tentant de masquer leur défaite
par la science, ont souvent recours à différentes
méthodes de propagande. La plus importante est le cliché
du "conflit entre la science et la religion", employée
couramment par les publications matérialistes. Ces sources
traitent d'histoires fictives, en suggérant qu'à travers
l'histoire la religion a toujours été contre la science,
et que la science ne peut progresser que si la religion est éliminée.
Un coup d'œil rapide à l'histoire de la science sera
cependant suffisant pour exposer la fausseté de cette affirmation.
Quand on regarde l'histoire de l'Islam, on voit que la science
fut introduite au Moyen-Orient en même temps que le Coran.
Les Arabes pré-islamiques croyaient en toutes sortes de superstitions
et ouï-dire, et ne faisaient aucune recherche sur l'univers
ou la nature. Avec l'Islam, cette communauté s’est
civilisée. Elle a commencé à acquérir
des connaissances de haute valeur sur la base des commandements
du Coran et à examiner le monde autour d'elle. Pas seulement
les Arabes, mais d'autres nations, comme les Iraniens, les Turcs
et les Nord-africains, se sont aussi éclairés après
avoir embrassé l'Islam. L'utilisation de la raison et de
l'observation ordonnée par le Coran a donné naissance
à une grande civilisation aux 9ème et 10ème
siècles. De nombreux savants musulmans vivant à cette
période ont fait des découvertes significatives dans
un certain nombre de disciplines, comme l'astronomie, les mathématiques,
la géométrie et la médecine.
L'importance
donnée au savoir en Islam est également évidente
dans les traditions (hadiths) du Prophète de l’Islam
(pbsl). Il existe de nombreux hadiths encourageant les musulmans
à rechercher le savoir et à le propager. En voici
certains :
Celui qui chemine sur une voie à la poursuite du savoir,
Dieu lui fait suivre une voie vers le jardin (le paradis)…
Les savants sont les héritiers des prophètes, car
les prophètes n'ont pas laissé derrière eux
un héritage de richesses mais de savoir. Donc quiconque
participe à cela en tire un bénéfice abondant.44
Ali Kuscu, un scientifique
du 5ème siècle, fut le premier à réaliser une carte
de la Lune, et une région de la Lune a été nommée en son nom.
Un croyant n'est jamais rassasié de savoir ; il essaye d'en
acquérir jusqu'à sa mort et son entrée au paradis.45
On raconte que le Prophète (pbsl) avait l'habitude de dire
après la prière de l'aube : "O Dieu, je Te demande
des connaissances bénéfiques, des actions acceptables
et de bonnes provisions."46
Jouant un rôle important dans le transfert des connaissances
scientifiques en Europe, et ayant produit de nombreux savants musulmans
à elle seule, l'Andalousie a été un creuset
pour des découvertes révolutionnaires et des progrès
scientifiques, particulièrement dans le domaine de la médecine.
Les médecins musulmans ne se spécialisaient pas dans
un seul domaine, ils entreprenaient des études sur de nombreux
sujets, y compris la pharmacologie, la chirurgie, l'ophtalmologie,
la gynécologie, la physiologie, la bactériologie et
l'hygiène. Un des médecins andalous les plus réputés
était Ibn Juljul (?-992) : il
a fait des études approfondies sur les herbes médicinales,
et produit des ouvrages sur l'histoire de la médecine et
les herbes médicinales. Un autre médecin distingué
de l'époque était Abu Ja'far
Ibn al-Jazzar (?-1009) de Tunisie : il a maîtrisé
la science de la thérapie par les drogues pour le traitement
de symptômes et maladies spécifiques et produit plus
de 30 livres. Abd al-Latif al-Baghdadi (1162-1231)
est connu pour ses études en anatomie. Il a corrigé
les erreurs faites dans le passé dans les études anatomiques
de certains os du corps, comme la mâchoire et les os de la
poitrine. Le livre de Baghdadi, Al-Ifade ve'l Itibar, a été
republié en 1788 et traduit en latin, en allemand et en français.
Son livre Makalatun fi'l Havas traite des cinq sens.
Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent
Dieu. Dieu est, certes, puissant et pardonneur. (Coran, 35 : 28)
Dieu atteste, et aussi les anges et les doués
de science, qu'il n'y a point de divinité à part
Lui, le Mainteneur de la justice. Point de divinité à
part Lui, le Puissant, le Sage ! (Coran, 3 : 18)
Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent
Dieu. Dieu est, certes, puissant et pardonneur. (Coran, 35 : 28)
Dieu atteste, et aussi les anges et les
doués de science, qu'il n'y a point de divinité
à part Lui, le Mainteneur de la justice. Point de divinité
à part Lui, le Puissant, le Sage ! (Coran, 3 : 18)
Les anatomistes musulmans ont déterminé correctement
le nombre d'os dans le crâne humain, et découvert l'existence
des trois osselets de l'oreille. Un des principaux savants musulmans
travaillant en anatomie était Ibn Sina
(980-1037), connu sous le nom d'Avicenne en Occident. Instruit en
littérature, en mathématique, en géométrie,
en physique, en sciences naturelles, en philosophie et en logique,
dans sa jeunesse Ibn Sina n'était pas seulement connu en
Orient mais aussi en Occident. Son ouvrage le plus populaire, al-Qanun
fi al-Tibb, connu comme le "Canon" en Occident, a été
écrit en arabe, et après sa traduction en latin au
12ème siècle, il est devenu le manuel des
écoles en Europe jusqu'au 17ème siècle.
Le Canon traite de maladies et de drogues de manière systématique.
A côté de cela, Ibn Sina a écrit plus de 100
livres sur la philosophie et les sciences naturelles. Une part significative
des connaissances médicales inclues dans le Canon est toujours
acceptée de nos jours.
Zakariya Qazwini a énuméré les nombreuses
croyances erronées concernant le cœur et le cerveau
et qui avaient été enseignées depuis Aristote.
Les faits qu'il a fournis sur le cerveau et le cœur sont très
proches de notre savoir actuel.
Les ouvrages d'anatomie de Zakariya Qazwini,
Hamdullah al-Mustaufi al-Qazwini (1281-1350),
et Ibn al-Nafis, ont posé les
fondations de la médecine moderne. Ces savants ont démontré,
dès le 13ème et 14ème
siècles, les relations entre le cœur et les poumons,
que les artères transportent du sang oxygéné,
et que les veines transportent du sang désoxygéné,
que le sang est oxygéné dans les poumons, et que le
sang oxygéné qui retourne au cœur est transporté
au cerveau et à d'autres organes du corps via l'aorte.
Le premier livre de l'ouvrage en trois volumes de Ali
Bin Isa (?-1038) sur les maladies ophtalmologiques, intitulé
Tadhkiratou-l-Kahhaline fi-l-Ayni wa Amraadhi-haTezkiratu'l,
est entièrement dévoué à l'anatomie
de l'œil et inclut des informations très détaillées.
L'ouvrage fut traduit en latin et en allemand.
Mohammed ibn Zakariyya ar Razi (Rhazes)
(865-925), Burhan al-din Nafis (?-1438),
Isma'il Jurjani (?-1136), Qutb
al-Din al-Shirazi (1236-1310), Mansur
ibn Mohammed, Abu al-Qasim al-Zahrawi
(Albucasis) sont quelques-uns des savants musulmans réputés
pour leurs études en astronomie, en mathématique,
en médecine et en anatomie.
Par ailleurs, de nombreux savants musulmans ont apporté
de grandes contributions à des disciplines autres que la
médecine et l'anatomie. Par exemple, al-Biruni
savait que la Terre tourne autour de son propre axe, 600 ans avant
Galilée, et il a déterminé la circonférence
terrestre 700 ans avant Newton. Ali Kuscu,
un scientifique du 15ème siècle, a été
le premier à faire une carte de la Lune, et une région
de la Lune porte son nom. Thabit ibn Qurrah
(Thebit), qui vivait au 9ème siècle, a
inventé le calcul différentiel des siècles
avant Newton. Battani, un scientifique
du 10ème siècle, est le premier développeur
de la trigonométrie. Abul Wafa Muhammad
al-Buzjani a introduit les termes de "sécante-cosécante"
pour la première fois en trigonométrie. Al-Khwarizmi
a écrit le premier livre d'algèbre au 9ème
siècle. Al-Maghribi a inventé
l'équation connue aujourd'hui sous le nom de triangle de
Pascal, quelques 600 ans avant Pascal. Ibn
al-Haitham (Alhazen), qui vivait au 11ème
siècle, est le fondateur de l'optique. Roger Bacon et Kepler
ont utilisé ses travaux, et Galilée a inventé
le télescope en s'y référant. Al-Kindi
(Alkindus) a introduit la physique relative et la théorie
de la relativité environ 1.100 ans avant Einstein. Shams
al-din, qui a vécu 400 ans avant Pasteur, a été
le premier à découvrir l'existence des germes microbiens,
tandis que Ali ibn al-Abbas, 10ème
siècle, a été le premier à faire de
la chirurgie cancéreuse. Dans le même siècle,
Ibn el Jessar a introduit les raisons
et les méthodes du traitement de la lèpre. Ces savants
musulmans, dont on n'a cité ici que quelques exemples, ont
fait des découvertes importantes qui ont posé les
fondations de la science moderne.
Quand on regarde la civilisation occidentale, on s'aperçoit
que l'avènement de la science moderne a coïncidé
avec la foi en Dieu. Le 17ème siècle, connu
sous le nom d'"âge de la révolution scientifique",
foisonne de savants dont le principal but
était l'exploration de l'univers et de la nature que Dieu
a créés. Tous les instituts scientifiques établis
dans différents pays, comme l'Angleterre et la France, avaient
pour principal but de "se rapprocher de Dieu en découvrant
Ses lois". Cette tendance a fait son chemin au 18ème
siècle. Certains des savants connus pour leur foi en Dieu
ont apporté des contributions significatives au monde de
la science : c’étaient Newton, Kepler, Copernic, Bacon,
Galilée, Pascal, Boyle, Paley et Cuvier, pour n’en
nommer que quelques-uns. (Pour plus de détails, cf. le chapitre
"Les savants de foi")
Ces savants croyaient en Dieu et faisaient des recherches scientifiques
avec une inspiration découlant de leur foi. Une des meilleures
indications de cela fut les "Traités de Bridgewater",
une série de publications parues en Angleterre au début
du 19ème siècle. Un certain nombre de savants
menaient des recherches dans des disciplines variées, et
définissaient l'objet de leur étude comme étant
"les signes de l'harmonie et de l'ordre
que Dieu a créés dans l'univers et dans la nature".
La méthode employée par ces savants est nommée
"théologie naturelle", ce qui signifie "connaître
Dieu par la nature".
Il s’agit du livre de William Paley, Natural Theology:
Evidences of the Existence and Attributes of the Deity, Collected
From the Appearances of Nature (Théologie naturelle
: des preuves de l'existence et des attributs divins, rassemblées
des apparences de la nature), publié en 1802, qui
a été le pionnier des Traités de Bridgewater.
Dans ce livre, Paley donne des exemples de conception chez les êtres
vivants, révélant des connaissances en anatomie.
En prenant l'ouvrage de Paley comme modèle, un appel a été
lancé aux membres de la Royal Society de Londres pour écrire,
imprimer et publier un millier de copies d'un ouvrage "sur
la puissance, la sagesse et la bonté de Dieu comme elles
se manifestent dans la création, illustrant ce travail par
tous arguments bien fondés comme, par exemple, la variété
et la formation des créatures de Dieu, dans le royaume animal,
végétal et minéral ; l'effet de la digestion
et par là l'effet de la transformation des nutriments ; la
construction de la main de l'homme et une variété
infinie d'autres arguments ; ainsi que par les découvertes
antiques et modernes dans l'art, les sciences, et toute l'étendue
de la littérature moderne".
De nombreux savants ont répondu à cet appel pour
explorer les signes de l'existence de Dieu. Les ouvrages produits
en conséquence sont les suivants :
(1) ""The Adaptation of External Nature to the Moral
and Intellectual Constitution of Man" (L'adaptation de la nature
externe à la constitution intellectuelle et morale de l'homme),
par Thomas Chalmers (1833)
(2) "Chemistry, Meteorology, and Digestion" (Chimie,
météorologie et digestion), par William Prout, M.D.
(1834)
(3) "History, Habits, and Instincts of Animals" (Histoire,
habitudes et instincts des animaux), par William Kirby (1835)
(4) "The Hand, as Evincing Design" (La main, une conception
évidente), par Sir Charles Bell (1837)
(5) "Geology and Mineralogy" (Géologie et minéralogie),
par Dean Buckland (1837)
(6) "The Adaptation of External Nature to the Physical Condition
of Man" (L'adaptation de la nature externe à la condition
physique de l'homme), par J. Kidd, M.D (1837)
(7) "Astronomy and General Physics" (Astronomie et physique
générale), par Dr. William Whewell (1839)
(8) "Animal and Vegetable Physiology" (La physiologie
animale et végétale), par P.M Roget, M.D (1840)
Les Traités de Bridgewater ne sont qu'un exemple de la rencontre
de la religion et de la science. La principale motivation derrière
les études scientifiques, conduites à la fois avant
et après ces ouvrages, était de connaître l'univers
que Dieu a créé, et ainsi de percevoir Sa toute-puissance.
La déviation de la communauté scientifique de sa
course initiale a commencé avec la prédominance de
la philosophie matérialiste dans la culture occidentale du
19ème siècle, qui a été le
résultat de certaines conditions politiques et sociales.
Ce processus a trouvé sa pleine expression dans la théorie
de l'évolution de Darwin, culminant, en contradiction directe
avec le point de vue précédent, en une présentation
de la science et de la religion comme deux sources conflictuelles
de savoir.
Faisant référence à ce développement,
des chercheurs britanniques, Michael Baigent,
Richard Leigh et Henry Lincoln firent ce commentaire :
Pour Isaac Newton, un siècle
et demi avant Darwin, la science n'était pas séparée
de la religion mais, au contraire, était un aspect de la
religion, et au bout du compte elle lui était subordonnée…
Mais la science à l'époque de Darwin devint exactement
cela, en divorçant du contexte dans lequel elle avait précédemment
existé et en s'établissant comme un rival absolu,
un dépôt alternatif de significations. Par conséquent,
la religion et la science ne travaillèrent plus de concert,
mais s'opposèrent l'une à l’autre, et l'humanité
fut de plus en plus forcée de choisir entre les deux.47
Michael Denton
Aujourd'hui, cependant, ce conflit
forcé entre la religion et la science se trouve être
contraire aux découvertes mêmes de la science. La religion
déclare que l'univers a été créé
à partir du néant, et la science a trouvé des
preuves de ce fait. La religion nous enseigne que les êtres
vivants sont créés par Dieu et la science nous a fourni
des preuves de cela dans la conception découvertes chez les
êtres vivants. Dans son livre, Nature's Destiny (La destinée
de la nature), Michael Denton écrit : "La science, qui
est depuis des siècles la grande alliée de l'athéisme
et du scepticisme, est finalement devenue, en ces derniers jours
du second millénaire, ce que Newton et bien d'autres de ses
premiers partisans avaient souhaité avec ferveur, à
savoir le 'défenseur de la foi anthropocentrique'".48
Cette conclusion atteinte par la science a aidé un nombre
grandissant de savants à acquérir une forte croyance
en Dieu. Le biochimiste réputé Michael Behe fait référence
à ce fait quand il dit : "Accessoirement, les savants
qui croient en Dieu ou en une réalité au-delà
de la nature sont bien plus courants que ce que les histoires des
médias populaires laissent à penser. Il n'y a pas
de raison de penser que le chiffre de 90 pourcent de la population
qui croit en Dieu soit différent pour les savants."49
Scientific American
Septembre 1999
Confrontés à la conclusion établie
par la science, tout ce que peuvent faire les matérialistes
est de créer une certaine pression, et de chercher à
intimider le reste de la communauté scientifique. En Occident,
un savant doit se conformer à certaines attentes afin d'être
promu, de recevoir un doctorat quelconque (MD ou Ph D en anglais),
ou pour voir ses articles publiés dans les journaux scientifiques.
La condition première est d'accepter la théorie de l'évolution
sans condition. Pour cette raison, certains savants sont forcés
de soutenir des mythes darwinistes qu'ils rejettent en réalité
car ne tenant pas compte des signes de la création. Dans un
article publié dans le magazine Scientific American (septembre
1999) intitulé "Les savants et la religion en Amérique",
Rodney Stark, sociologiste, Université de Washington, souligne
la pression imposée aux savants:
Il y a eu 200 ans de marketing martelant qui veut que si vous voulez
être une personne scientifique vous devez laisser votre esprit
libre des chaînes de la religion. … Dans les universités
de recherche, les gens religieux gardent leur bouche fermée.
Et les gens irréligieux font de la discrimination. Il y a
un système récompensant les gens irréligieux
dans les échelons supérieurs.50
Une autre facette du combat systématique
engagé par les matérialistes
Une autre facette du combat systématique
engagé par les matérialistes contre la science est
la propagande mentionnée précédemment.
Au centre de cette propagande se trouvent des devises comme "la
religion est en conflit avec la science", ou "la science
doit être matérialiste". Voyons maintenant pourquoi
ces déclarations sont illogiques et non viables.
La réaction de l'Eglise médiévale contre les
savants
L'Eglise catholique, abandonnant la
révélation apportée par le Prophète Jésus, adopta certaines
pratiques irréligieuses. Même des scientifiques comme Galilée
firent face à une réaction féroce de la part de l'Eglise. Cette
image représente le procès de Galilée au cours de l'inquisition
Les cercles anti-religieux utilisent couramment les pratiques et
les réactions errantes de l'Eglise médiévale
comme une arme contre la religion. On dit que l'Eglise a retardé
l'Europe et lui a infligé une grande misère. Dans
ces efforts se trouve la tentative implicite d'associer l'Eglise
médiévale à la religion, et de délivrer
le message que "si la religion l'emporte, nous sombrerons dans
les ténèbres du Moyen Age". La
véritable religion ne se reflète cependant
pas dans les pratiques et les réactions de l'Eglise catholique.
L'Eglise catholique, abandonnant la véritable révélation
apportée par le Prophète Jésus, a adopté
certaines pratiques irréligieuses. La science a indubitablement
souffert aux mains de l'Eglise, laquelle était gouvernée
par un clergé servant les intérêts particuliers
d'une poignée de personnes, divorçant ainsi complètement
de sa source divine. Ce développement historique ne peut
cependant pas être attribué à la religion de
l'Islam. L'Islam est basé, non sur les superstitions de son
clergé, mais sur le Coran qui est la parole de Dieu.
Un exemple significatif, montrant que le fanatisme de l'Eglise
catholique n'a rien à voir avec la foi, est la persécution
par l’Eglise de savants pieux comme Galilée (les croyances
de ces savants seront examinées en détail dans la
seconde partie du livre). Cet exemple montre une fois de plus que
les pressions exercées par les institutions religieuses sur
la science ne sont pas une conséquence de la foi, mais la
déformation de la religion.
Les critiques basées sur la Bible et la Torah
Si nous voyons,
en entrant dans une grotte, des dessins impressionnants et
magistraux sur les murs, nous conclurons alors qu'"il a dû
y avoir ici un agent intelligent avant nous, qui a réalisé
de toute évidence ces ouvres". Bien que nous n'ayons jamais
vu cet agent intelligent, nous connaissons son existence d'après
ses ouvres.
Un certain nombre de matérialistes, qui veulent dépeindre
la religion et la science comme hostiles l'une vis-à-vis
de l'autre, ne citent pas seulement des exemples des pratiques de
l'Eglise catholique, mais également des passages spécifiques
de la Torah, ou de la Bible, pour démontrer comment ils contredisent
les découvertes scientifiques. Pourtant, il y a une vérité
qu'ils ignorent ou feignent d'ignorer : la Bible et la Torah sont
des textes altérés. Les deux incluent un grand nombre
de superstitions produites par l'homme. Par conséquent, c'est
un tort de considérer ces livres comme des sources de référence
fondamentale à la religion.
Le Coran, d'un autre côté,
est la révélation de Dieu. Il
n'a été en rien altéré ; pas même
une seule lettre n'a été changée. Pour
cette raison, il n'y a pas de contradiction ou d'erreur dans le
Coran. Tous les faits proclamés par le Coran sont en harmonie
avec les découvertes scientifiques. De plus, de nombreux
faits scientifiques qui n’ont été découverts
que de nos jours étaient annoncés dans le Coran il
y a 1400 ans de cela. C'est là un miracle important du Coran,
et c'est une des preuves définitives qu'il est la parole
de Dieu (certains des faits scientifiques indiqués dans le
Coran seront couverts dans les prochains chapitres).
Conscients de cela, les matérialistes, incapables de citer
le moindre verset du Coran pour étayer leurs propres arguments,
ne citent que la Bible ou la Torah pour s’opposer à
la religion.
L'affirmation que "la science doit être matérialiste"
Un autre outil de propagande utilisé par les philosophes
matérialistes est le cliché que "seules les études
scientifiques comptent, et que celles-ci doivent êtres matérialistes".
En fait, ce n'est rien d'autre qu'un jeu de mots, que l'on reconnaîtra
facilement en y réfléchissant un tant soit peu. Il
est vrai que la science étudie la matière, mais cela
n'implique pas qu'elle doit être matérialiste ; car
"étudier la matière" et "être
matérialiste" sont des choses très différentes.
Quand on étudie la matière, on conclut que cette matière
contient un savoir et une conception trop grands pour dériver
d'elle-même. On peut apprécier que ce savoir et cette
conception aient été créés consciemment
par un agent intelligent, bien que nous ne pouvons pas le voir.
Considérons, par exemple, une grotte, dont nous ne savons
pas si quelqu'un l'a déjà visité avant nous
ou non. Si l'on découvre, en y entrant, des dessins impressionnants
et magistraux sur les murs de la grotte, on peut alors conclure
"qu'un agent intelligent a dû passer ici avant nous,
lequel a manifestement produit ces ouvrages". On peut ne jamais
voir cet agent intelligent, mais on connaît son existence
à partir de ses œuvres.
C'est de cette manière que la science étudie la nature,
et découvre qu'il y existe un ordre qui ne peut en aucun
cas être expliqué par des facteurs matériels,
et que cette conception ne peut être que le fait d'une sagesse
supramatérielle. En d'autres mots, le monde matériel
abonde de signes évidents de la puissance créatrice
et de l'autorité de Dieu.
L'approche fanatique et dogmatique des matérialistes
Robert Shapiro
Celui qui souscrit à un certain point de vue est libre de
tester si cette idée peut être vérifiée
par des faits scientifiques, et de faire des recherches scientifiques
dans ce but. Par exemple, une personne peut proclamer que le monde
est plat, et conduire des recherches pour soutenir son affirmation.
La question importante est la manière dont cette personne
évalue les données scientifiques qu'elle accumule.
Un scientifique évaluant des résultats scientifiques
avec objectivité sera incapable de trouver la moindre preuve
indiquant que la terre est plate, et au contraire, il rencontrera
beaucoup de preuves que la terre est elliptique. Dans ce cas, ce
que doit faire cette personne est d'admettre la vérité
sans préjudice, et d'abandonner ses croyances erronées.
La même chose est vraie pour le matérialisme. La
science a prouvé que la matière n'est pas un être
absolu, mais qu'elle a eu un commencement. De plus, elle a montré
qu'il y a une conception formidable dans la nature. Par conséquent,
les savants matérialistes étudiant la matière
ont vu que leur théorie est inexacte et que la vérité
est en réalité diamétralement opposée
à leur affirmation. Mais que se passe-t-il en fait ? Les
scientifiques matérialistes entretiennent une dévotion
aveugle envers le matérialisme, affichant une ténacité
étonnante envers leur "croyance". Un généticien
d'Harvard, Richard Lewontin, un célèbre matérialiste
et évolutionniste, excuse son matérialisme dogmatique
avec ces paroles :
Ce n'est pas que les méthodes et les institutions
de la science nous forcent à accepter une explication matérielle
du monde des phénomènes mais qu’au contraire,
nous sommes forcés par notre adhésion à priori
aux causes matérielles de créer un dispositif de recherches
et un ensemble de concepts qui produisent des explications matérielles,
même si elles vont à l’encontre de l'intuition
ou qu’elles sont déconcertantes pour le non-initié.
De plus, ce matérialisme est absolu, alors nous ne pouvons
pas permettre une explication divine entrer en scène.51
Ici Lewontin dépeint en fait l'état d'esprit de tous
les matérialistes. Comme il le reconnaît, les matérialistes
souscrivent d'abord à l'idéologie matérialiste,
par-dessus tout, puis cherchent des preuves pour soutenir leur idéologie.
C'est-à-dire que le matérialisme n'est pas une conclusion
à laquelle les matérialistes sont arrivés via
des recherches scientifiques, mais un préjugé qu'ils
imposent à la science.
Chaque créature a été créée par Dieu avec
une grande harmonie et une conception parfaite. En examinant
la conception des plumes d'un hibou, ou en observant son vol
majestueux au cours de la nuit, une personne qui utilise sa
raison et qui suit sa conscience en arrivera à voir et à honorer
la puissance et la connaissance éternelles de Dieu.
La même idée est enfermée
dans les paroles d'un autre évolutionniste. Dans son livre,
intitulé Origins: A Skeptic's Guide to Creation of Life
on Earth (Les origines : un guide sceptique sur la création
de la vie sur terre), le célèbre évolutionniste
Robert Shapiro énonce son engagement envers la théorie
de l'évolution de cette manière :
A l’avenir, un jour pourrait arriver où
toutes les expériences bien fondées de la chimie
aboutissent à découvrir qu'elles ont toutes clairement
manqué d’établir une origine probable pour
la vie. De plus, de nouvelles preuves géologiques pourraient
indiquer une apparition soudaine de la vie sur terre. Finalement,
on pourrait avoir exploré l'univers et n'avoir trouvé
aucune trace de vie, ou de processus menant à la vie, où
que ce soit. Dans un tel cas, certains savants pourraient choisir
de se tourner vers la religion pour trouver une réponse.
D'autres, cependant, y compris moimême, essaieraient de
classer les hypothèses scientifiques les moins probables
dans l'espoir d'en trouver une plus vraisemblable que les restantes.52
Ici, ce que Shapiro veut dire quand il parle "d'hypothèses
scientifiques," c’est en fait des "hypothèses
matérialistes". Cette dévotion aveugle envers
le matérialisme a mené Shapiro, et des milliers d'autres
comme lui, à souscrire à une incrédulité
fanatique. Ce qu'ils disent en vérité est, "quelles
que soient les preuves présentées, nous ne croirons
pas en Dieu".
Il est intéressant de noter que cette obsession n'est pas
particulière aux seuls matérialistes actuels. Dans
le Coran, Dieu nous a révélé des choses intéressantes
sur de telles gens qui ont décidé de rester incrédules.
Par exemple, les Egyptiens qui disaient à Moïse qui
leur a montré plusieurs miracles : "Quel
que soit le miracle que tu nous apportes pour nous fasciner, nous
ne croirons pas en toi" (Coran, 7 : 132). Ils avaient
la même prédisposition que les matérialistes
d'aujourd'hui. Dieu fait référence à ces personnes
de cette manière :
Il en est parmi eux qui viennent t'écouter,
cependant que Nous avons entouré leurs cœurs de voiles
qui les empêchent de comprendre (le Coran), et dans leurs
oreilles est une lourdeur. Quand même ils verraient toutes
sortes de preuves, ils n'y croiraient pas. Et quand ils viennent
disputer avec toi, ceux qui ne croient pas disent alors : "Ce
ne sont que des légendes des anciens." (Coran, 6 :
25)
Et ils jurent par Dieu, à grand renfort
de serments, que si leur advenait un signe, sûrement ils
y croiraient. Dis : "Les signes ne viennent que de Dieu."
Qu'est-ce qui vous fait soupçonner que s'il leur advenait,
pour autant ils y croiraient ? (Coran, 6 : 109)
44. Al-Kulayni,
Usul al-Kafi, i, kitab fadl al-'ilm, bab thawab al-'alim wa al-muta'allim,
hadith 1
45. Tirmidhi, 222
46. Tirmidhi, 2487, Ahmad et Ibn Majah, rapporté par Umm
Salamah
47. Michael Baigent, Richard Leigh, Henry Lincoln, The Messianic
Legacy, Gorgi Books, London:1991, pp. 177-178
48. Michael Denton, Nature's Destiny: How the Laws of Biology Reveal
Purpose in the Universe, The New York: The Free Press, 1998, p.
389
49. Michael J.Behe, Darwin's Black Box, New York: Free
Press, 1996, p. 239
50. Edward J. Larson et Larry Witham, Scientists and Religion in
America, Scientific American, septembre 1999, p. 81
51. Richard Lewontin, The Demon-Haunted World, The New
York Review of Books, 9 janvier 1997, p. 28
52. Michael J. Behe, Darwin's Black Box, New York: Free
Press, 1996, p. 234